Conférence Nationale du Handicap du 10 juin 2008
Conférence Nationale du Handicap du 10 juin 2008
Les organisations syndicales ont tenu à s’exprimer ensemble au cours de la conférence nationale du Handicap car depuis 20 ans, elles ont notamment, participé à la construction et au fonctionnement de l’Agefiph, formé des milliers de salariés, mandatés ou élus dans les instances représentatives du personnel, sensibilisé des milliers de salariés dans les entreprises. Elles ont construit des outils pour leurs responsables, militants et adhérents afin qu’ils puissent appréhender à la fois les aspects techniques du dossier et participer activement aux négociations.
Les organisations syndicales soutiennent l’esprit de la loi car celle-ci renforce l’obligation faite à la société française de considérer les personnes handicapées comme des citoyens (ne) s à part entière.
Toutefois elles font des constats critiques sur la mise en œuvre de certains axes de la Loi de 2005, plus particulièrement ce qui concerne l’emploi dont les résultats tant privés que publics sont loin d’atteindre leurs espérances.
La loi de 2005 n’a pas fait évoluer le nombre de salariés handicapés dans les entreprises de façon importante alors que de nombreux accords sont médiatisés. Ces accords ne doivent pas exonérer les employeurs de leur obligation contributive mais au contraire mettre en place une véritable politique de l’emploi en faveur de ces personnes.
Les organisations syndicales considèrent que l’emploi direct et durable des personnes handicapées est une priorité nationale s’imposant aux entreprises privées et de service public, associations et organismes d’insertion et d’emploi. C’est pour cette raison qu’elles ont choisi de mettre le focus sur les accords d’entreprise au cours de la table ronde sur l’Emploi.
Dans les accords, il est nécessaire de rendre obligatoire en plus du plan d’embauche, un plan d’insertion et de formation, un plan d’adaptation aux mutations technologiques ainsi qu’un plan de maintien dans l’entreprise en cas de licenciement et non plus comme actuellement au moins deux de ces actions, et ce de façon pérenne.
L’insertion socioprofessionnelle, le maintien à l’emploi, le reclassement interne, la formation et promotion professionnelle des personnes handicapées, à l’écoute de leur projet de vie et professionnelle nécessitent une sollicitation et participation accrue et systématique des médecins du travail, l’implication et l’appui des représentants du personnel, des membres des CHSCT et des CE. De plus, les organisations syndicales ont rappelé que la sécurité, l’accessibilité à l’entreprise et à l’emploi, l’aménagement et l’adaptation des postes de travail incombent à l’entreprise, sont de sa responsabilité et en assume le financement.
Une harmonisation des agréments des accords devrait être faite par les différentes DDTEFP, ainsi qu’un bilan qualitatif et quantitatif des obligations en matière de négociations.
D’autres sujets comme le fonctionnement des Maisons départementales du handicap, la scolarisation ont été traités dans la déclaration commune des 7 organisations syndicales siégeant au Comité National Consultatif des personnes handicapées.
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