La CES rencontre Nicolas Sarkozy, le Président de l’Union européenne
La CES rencontre Nicolas Sarkozy, le Président de l’Union européenne
Le secrétaire général de l’UNSA, Alain Olive, a participé à la rencontre organisée le 1er septembre, pour présenter le Mémorandum de la Confédération européenne des syndicats (CES) à Nicolas Sarkozy qui assure, durant le second semestre 2008, la Présidence de l’Union européenne.
La délégation syndicale était composée pour la CES : du secrétaire général, John Monks, de la présidente, Wanja Lundby-Wedin, de la secrétaire général adjointe, Maria Helena André, ainsi que des secrétaires généraux des syndicats français affiliés à la CES (UNSA, CFDT, CFTC, CGT, FO).
Ce Mémorandum expose les analyses et les revendications de la CES à la Présidence française de l’Union. Le mouvement syndical européen insiste sur l’urgence de remettre le social au cœur des priorités. L’Union ne doit pas oublier qu’elle a un objectif social au moment même où la Présidence française n’a pas fait du social un axe majeur de son action et que l’agenda social européen proposé par la Commission témoigne d’une absence de volonté politique très inquiétante.
La CES a déjà tiré la sonnette d’alarme en demandant instamment aux institutions européennes et aux Etats membres de changer de cap. L’absence de dimension sociale ne permettra de répondre ni aux défis internes de l’UE ni à ceux de la mondialisation.
La CES a insisté sur le problème posé par les récents arrêts de la Cour de justice des Communautés européennes concernant les affaires Laval, Viking, Rüffert et Luxembourg qui remettent en cause les droits fondamentaux des travailleurs en donnant la priorité aux règles du marché. Le Président a convenu qu’il s’agissait d’une question importante qui nécessitait un travail d’analyse. Les partenaires sociaux y seront étroitement associés.
Dans son mémorandum, la CES revendique notamment :
- l’adoption d’un protocole de progrès social afin d’établir une fois pour toutes la primauté des droits sociaux fondamentaux sur les règles du marché et de la concurrence,
- la révision positive de la directive sur le temps de travail,
- le renforcement de la directive sur le détachement des travailleurs afin d’empêcher le dumping social,
- l’adoption du projet de directive sur le travail intérimaire,
- la révision de la directive sur les comités d’entreprise européens.
Comments
Leave a Reply
