La réforme de la formation se précise
La réforme de la formation se précise
Présentée par le gouvernement comme un des grands enjeux de l’année 2008, la réforme de la formation professionnelle est maintenant engagée.
Une première phase de discussions au sein du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) et du groupe multipartite, présidé par Pierre Ferracci, a permis de confronter les points de vue des différents acteurs (Etat, partenaires sociaux, régions) et de dégager de façon plus ou moins consensuelle les principales orientations d’une réforme efficace.
Cette première phase a été clôturée le 10 juillet dernier par une conférence au cours de laquelle, la ministre Christine Lagarde et le Secrétaire d’Etat Laurent Wauquiez ont précisé les « quatre lignes majeures » de la réforme : mieux articuler la formation et l’emploi, rééquilibrer l’effort de formation vers les personnes les plus fragiles, rendre le système de formation plus transparent et plus efficace, améliorer la qualité et l’évaluation des formations. Ces objectifs reprennent pour l’essentiel les préoccupations exprimés à plusieurs reprises par l’UNSA.
Une deuxième phase s’engage maintenant à partir du document d’orientation que le gouvernement a adressé le 25 juillet aux partenaires sociaux et qui fixe notamment les points sur lesquels ils sont appelés à négocier avant qu’un projet de loi ne soit présenté avant la fin 2008 la réforme.
Nombre de pistes proposées par le gouvernement sont proches des propositions de l’UNSA. Il s’agit notamment de mutualiser des fonds de la formation professionnelle pour sécuriser les parcours professionnels, d’articuler les travaux prospectifs de branche et ceux des territoires, d’établir les conditions d’un droit différé à la formation pour les personnes non qualifiés, d’améliorer l’accès à la formation dans les PME et TPE, de définir au niveau régional les orientations stratégiques et les priorités de la formation, de développer le rôle d’information et de conseil des OPCA auprès des entreprises et des salariés, de mettre en œuvre la portabilité du DIF.
A l’inverse nous ne sommes pas convaincus que le seuil de collecte des OPCA à 100 millions € soit le seul critère pertinent pour réduire leur nombre, ni que la suppression de l’obligation légale de financements des entreprises favorisera l’effort de formation.
La méthode peut apparaître trop directive à certains, voire remettre en cause l’autonomie des partenaires sociaux. Convenons qu’elle a au moins le mérite de préciser préalablement les intentions du gouvernement et de prévenir les risques d’enlisement. Il appartient maintenant aux négociateurs de prendre leur responsabilité. Ils devront conduire de concert deux autres négociations interprofessionnelles, sur la GPEC et sur l’assurance chômage.
Parallèlement à cette négociation sur la formation, se tiendront trois groupes de travail pour traiter de sujets relevant de la responsabilité partagée des différents acteurs de la formation. Les thèmes retenus sont la VAE, la qualité de l’offre de formation, l’efficacité des dispositifs d’orientation.
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