Pour une politique européenne humaine en matière de migration
Pour une politique européenne humaine en matière de migration
L’UNSA, avec la Confédération européenne des syndicats (CES) et la Confédération syndicale internationale (CSI), juge inacceptables plusieurs mesures de la directive relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, dite directive « retour ».
En effet, cette directive qui vise à favoriser le départ volontaire des immigrants illégaux, prévoit la possibilité de les expulser en recourant à des périodes de rétention pouvant aller jusqu’à 18 mois, de leur interdire de revenir sur le territoire européen jusqu’à 5 ans et de les expulser vers des pays autres que leur pays d’origine.
L’UNSA est extrêmement préoccupée par le signal que délivre l’Union européenne (UE) au reste du monde en engageant la définition d’une politique d’immigration européenne par une directive aussi répressive. Certes, cette directive établit des normes minimales en matière de durée de rétention et d’interdiction de retour, et les Etats membres restent libres d’appliquer des mesures plus favorables, mais il n’en demeure pas moins que l’Europe aurait été bien avisée de se montrer plus humaine.
L’UNSA considère avec la CES que la lutte contre la migration irrégulière ne peut être efficace que si elle ouvre des canaux à la migration régulière, si elle s’accompagne de politiques claires contre l’exploitation des migrants irréguliers, et si elle leur offre des moyens de sortir de l’irrégularité. L’UE devrait développer une politique plus globale sur la migration intégrant le codéveloppement et une réelle volonté d’intégration.
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